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Si vous avez l’occasion de passer quelques jours à Kuala Lumpur, poussez au delà des tours Petronas et du KLCC jusqu’au siège de Badan Warisan (2 Jalan Stonor, il faut y aller à pied ou en taxi).

Vous pourrez visiter une maison traditionnelle malaise en bois , Rumah Pengulu, profiter de l’exposition temporaire sur l’art ou le patrimoine malaisien et même réaliser des achats de livres et d’objets traditionnels.

Le site demeure une respiration hors du temps au coeur du centre ville hyper moderne et minéralisé de KL.

Pour plus d’info lire l’article de Marion Le Texier : Lepetitjournal.com – PATRIMOINE – Protéger l’ordinaire avec Badan Warisan ou celui que j’avais écrit en anglais sur greenselipar.com.

Vous pouvez poursuivre par la visite  du Centre National d’artisanat (Kraft Complex en face) qui organise des expositions permanentes et temporaires sur l’artisanat traditionnel malaisien et propose une large gamme d’articles à la vente.

Autour du bâtiment ne manquez pas  le  » village des artisans et artistes ».  Vous pouvez faire une pause à l’atelier batik et réaliser votre propre batik (les enfants comme les adultes en raffolent) puis rendre visite à Adeputra un de mes artistes malaisiens préférés.

Badan Warisan HQKL

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La mauvaise nouvelle du jour, on peut faire une croix sur Air Asia X : les vols Kuala-Lumpur-Paris et KL-Londres vont s’arrêter en mars 2012. Cela aura fait tout juste un an que la ligne Paris-KL avait ouvert. Et pourtant la compagnie affiche des taux de remplissage de 80%.

Certes le barril de pétrole continue son ascension, certes les taxes d’aéroport sont élevées, mais bon c’était prévisible il y a un an, non? Quant à taper sur la taxe carbone, il faut arrêter, sinon je pleure.

En tout cas ce n’est pas bon pour les relations touristiques entre la France et la Malaisie et cela ne laisse rien présager de bon pour qu’un jour peut être je trouve des financement pour publier un guide de voyage de bonne qualité sur la Malaisie.

Pour les chanceux qui ont profité des soldes de X, profitez pleinement du nouvel an chinois (voir l’article que j’avais écrit l’année passée).

Beads International Conference 2011 Kuching Borneo

L’art des perles au Sarawak et plus largement sur toute l’île de Bornéo fait partie intégrante de la culture et des traditions des habitants de l’intérieur,  communément regroupés sous le terme Dayaks. Des routes maritimes très anciennes reliaient Bornéo au reste de monde et en particulier la Chine et l’Inde dont les perles étaient très prisées par  les Dayaks qui les échangeaient contre des produits de la forêt. Aujourd’hui les perles anciennes, transmises comme héritage familial, ont une haute valeur patrimoniale et artistique.  Elles sont recherchées par les collectionneurs et les habitants de Bornéo qui les utilisent encore dans leur parures traditionnelles et dans leur artisanat (portes bébé..). Produites aujourd’hui à petite échelle dans certains villages les « perles de Bornéo » font l’objet d’étude et les passionnés ont pris l’habitude de se retrouver dans les différents événements qui leur sont consacrés, comme la foire de Miri.

Ainsi est née la Conférence Internationale sur les Perles en 2010, la deuxième édition ayant lieu du 7 au 9 Octobre à Kuching. Cet événement d’envergure international est organisé par  Crafthub , une entreprise sociale, crée par Heidi Munan, experte passionnée par les « Perles de Bornéo », avec l’objectif de promouvoir l’artisanat du Sarawak et de développer sa commercialisation.

Des tours dans les hauts plateaux du Barrio  sont organisés pour les participants à la Conférence.

Programme détaillé ici Bib Co Brochure.

Des articles en lien avec le sujet, séjourner à Kuching  et sur Greenselipar (en anglais) :  the Tun Jugah Foundation, Musée du Pua Kumbu à Kuching ; The Society Atelier, organise le World Eco Fiber and Textiles Forum (WEFT) à Kuching; Mats of Sarawak by Heidi Munan; Iban sleeping Mat by Heidi Munan; GERAI OA The Indigenous people stall qui vend des « perles de Bornéo » produites dans les villages du Sarawak et de Sabah.

Lun Bawan ladies, Sidney Wee

Le Musée National des Textiles de Kuala Lumpur et Cultural Impact  organise une exposition inédite en Malaisie sur les ikats sacrés de l’île de Sumba (Indonésie) et du Sarawak (Bornéo, Malaisie).

Une occasion unique de découvrir ces fabuleux – au sens propre comme au figuré –  textiles qui faisaient autrefois partie des trésors de famille. Trop peu connus du grand public, les ikat doivent leur nom d’une technique dite de l’ikat qui signifie en malais, attacher ou nouer, en lien avec la technique de teinture et tissage utilisées pour créer les motifs. En voie de disparition en Indonésie et Malaisie, les ikats sont encore produits par quelques villages isolés, au Sarawak en Malaisie (Pua Kumbu tissés par les Ibans), et sur l’ile de Sumba dans l’archipel Indonésien. Ces textiles à la fois objets rituels et œuvres d’art constituent des pièces vivantes du patrimoine historique et culturel des peuples Iban et Sumbanese.

Des conférences et rencontres sont également prévues autour de l’exposition. Une première date à noter, celle du Forum Textile, mardi 20 septembre, à 15h, avec les interventions (en anglais) de Judy Knight Achjadi, Edric Ong and Marie-Christine Tseng. Entrée gratuite. Détail sur le site greenselipar.com

Profitez de l’occasion pour explorer l’ensemble du très beau Musée National des Textiles, ouvert en 2011, au coin de la place Merdeka dans le quartier historique du centre ville de Kuala-Lumpur (métro Masjid Jamek ou Pasar Seni). Vérifiez également auprès des Museum Volunteers Malaysia qui disposent de guides  francophones, peut être une rencontre en français sur le thème est elle prévue.

Article en lien : Kuching 
Article en anglais :  greenselipar.com

Pua Kumbu, Ikat du Sarawak

Ikat de Sumba

Alors que le traditionnel envoi des voeux de bonne année s’est achevé hier, dernier jour du mois de janvier, le 3 février va commencer l’année du lapin (ou lièvre) du calendrier chinois.

Le début de l’année lunaire chinoise en Malaisie, où la communauté d’origine chinoise représente environ 25-30% de la population, marque l’ouverture d’un mois de festivités appelé « festival de printemps » (Spring festival).

Kuala Lumpur tout comme les villes à forte majorité d’origine Chinoise va vivre sa période annuelle de grand calme : les magasins, dont une grande partie est tenue par des sino-malaisiens, ferment leurs portes, la circulation automobile se fluidifie, les entrées des maisons se décorent de lanternes et autres pendeloques rouges et dorées. L’ensemble de la communauté d’origine chinoise rejoint son village ou sa ville d’origine pour célébrer en famille la fête la plus importante des pour les populations d’origine chinoise de Malaisie et d’Asie du sud-est.

Chinese new year in Kl by LAT (Berita Publushing 1990)

Si vous avez prévu de visiter les villes de la côte Ouest (à forte population d’origine chinoise) évitez les trois premiers jours de la nouvelle année chinoise. Tout est calme, les célébrations se passent en famille et à moins d’être invité personnellement, vous ne verrez pas grand chose de la fête. C’est aussi une période de congés pendant laquelle les destinations touristiques sont surbookées.

Soyez patients, les festivités vont durer jusqu’au quinzième jour du mois avec grand déballage d’animations, de friandises et de couleurs.

Pendant les premiers jours c’est la période idéale visiter les temples chinois qui sortent le grand jeu : décorations et illuminations multicolores, déballages de décorations à l’effigie de l’animal de l’année, friandises spéciales (variétés de biscuits secs, danses du lion avec distribution d’oranges. Certains temples ne lésinent pas sur les frais : cette année le temple Thean Hou (Kuala Lumpur) a fait venir 26 artisans « lanterniers » du Sichuan pour créer une mini Shanghai Expo.

Les sino-malaisiens sont très ouverts et vous serez toujours chaleureusement accueillis dans les temples. Contrairement à nos lieux de cultes occidentaux, ce sont des lieux ouverts à tous, visités en famille où cohabitent le bouddhisme, le confucianisme et le taoïsme. N’hésitez pas à demander poliment des explications sur certaines pratiques, c’est toujours avec plaisir que quelqu’un vous répondra.

La communauté malaisienne d’origine chinoise prolonge les traditions ancestrales pour la plupart disparues dans la Chine moderne. A chacun des 15 premiers jours correspond des traditions très spécifiques dont le but unique est d’attirer bonheur et prospérité sur la famille et d’éloigner les mauvais esprits et la malchance.

Ainsi le Yee Sang, plat de pâtes et de crudités se partage avec amis ou famille le septième jour : il faut touiller ensemble et monter le plus haut au dessus du plat pour que l’année soit prospère . Cette tradition qui perdure en Malaisie est au menu des grands restaurants chinois pendant cette période.

Vérifiez également dans les centres commerciaux les dates et heures de la venue d’une danse du lion. Les écoles de Kung fu Malaisiennes qui gardent depuis plusieurs années leur titre de championnes du monde font le bonheur des badauds pendant les spectacles commandés par les commerçants pour s’assurer le succès en affaires.

Le quinzième jour, Chap Goh Meh marque la fin des célérations de printemps. C’est à Penang, où la communauté Hokkien est très importante que cette célébration a le plus d’envergure : défilés des associations et clans Hokkien de George Town, animations, démonstrations d’adresse et d’acrobaties des écoles d’art martiaux rythmées par les tambours et les gongs, bâtons d’encens géants brulés devant les temples. La ville vit une joyeuse effervescence pendant Chap Goh Meh où toutes les communautés ethniques et religieuses sont conviées.

Cette année c’est celle du Lapin (ou du lièvre). Les vœux s’échangent au sein de la communauté chinoise et entre communautés par une formule qui souhaite la prospérité Gong Xi Fa Cai”.

Copyright Catherine Bossis, pour la Claquette verte
Le 2 février 2011, Echirolles, France


Visites guidées de l’exposition Baba-Bling au Musée du Quai Branly,  les 21 et 28 janvier 2011, en nocturne, avec Sylvie Gradeler.

Au cour de cette visite dans l’univers coloré des chinois du détroit de Malacca, seront évoquées les grandes routes commerciales maritimes de l’Asie depuis le XVème siècle, les traditions chinoises et l’héritage colonial hollandais et britannique dans cette région, mais aussi la vie quotidienne des femmes Nonya, leur savoir-faire dans l’art du perlage, leurs parures…

Un rendez-vous tout à fait unique et une invitation au voyage auquels vous convie Sylvie.

Attention l’exposition se termine le 5 février 2011!

Sylvie est guide-conférencier national. Elle a vécu trois années en Malaisie et a fait partie des membres fondateurs des Museum Volunteers Malaysia qui ont initié en 2007 les premières visites guidées du Musée National de Kuala Lumpur.

Coût de la visite : 10 euros (Tarifs des billets)
Inscription obligatoire auprès de   sylviegradeler@gmail.com

UN  AUTRE   REG’ ART : Ce sont des visites-balades organisées par Sylvie Gradeler qui propose, une fois par mois, de découvrir différentes facettes de Paris : une exposition, un quartier, un musée…au gré des saisons, des envies et des programmations. Pour que cela soit aussi un moment convivial et d’échanges, le nombre de participants est réduit.

tisseuse de Songket à Pura Tanjung Sabtu, Kuala TerrenganuPour tous les férus d’art et de mode, l’état de Terengganu (sur la côte est de la Malaisie péninsulaire) organisait du 18 au 19 octobre 2010 une exposition sur l’art traditionnel Malaisien dans les salons de l’hôtel Georges V.

Ces deux jours étaient consacrés à l’excellence de l’artisanat et du savoir-faire local de Terengganu. De l’art du tissage à la main au travail du bois, c’est un héritage culturel riche que les artisans se transmettent de génération en génération depuis des siècles et qui trouve aujourd’hui sa place dans l’industrie de la mode, du design et de l’art de vivre.

Huit créateurs, dont certains entrepreneurs de la Fondation de sa Majesté la Reine de Malaisie, ont présenté leurs collections au grand public et aux professionnels dans le cadre de cette exposition unique, réunissant le meilleur de l’artisanat malaisien : textile, batik, bijoux, décoration d’intérieur, accessoires de mode, artisanat sur bois…  L’artisanat Malaisien à l’honneur les 18 et 18 Octobre 2010 à Paris.

Je précise que l’actuelle reine de Malaisie est de l’état de Terrenganu, où sont encore produits les derniers songkets de Malaisie. Désolée de publier l’info avec du retard. Cela me donnera l’occasion de me rattraper en écrivant un article sur les textiles de Malaisie.

Si vous voulez vous immerger dans le patrimoine culturel de Terranganu, reservez vos nuits chez Tunku Ismail propriétaire de la fabuleuse maison d’hôte Pura Tanjung Sabtu à Kuala Terranganu.

Autour de l’exposition Baba Bling, le musée du Quai Branly a eu la bonne idée d’organiser des animations pour les vacances de la Toussaint .

Ma sélection personnelle :

Des ateliers de cuisine Peranakan : De grands chefs venus spécialement de Singapour viennent vous faire découvrir des ingrédients authentiques et déguster de délicieux mets Peranakan. Ouvrez grands vos narines : les épices se savourent 2 fois, au nez, puis en bouche.

Des démonstrations de batik et de broderies peranakan : ou l’art de l’élégance chez les nyonya.

Cérémonie traditionnelle de mariage peranakan : la procession de mariage Peranakan, une occasion unique d’assister en direct à cette cérémonie réputée pour ses costumes splendides. En plus vous pouvez apprendre à danser le joget (prononcer djoguette) à la manière des Peranakan de Singapour.
Vous n’aviez pas prévu vos vacances de la Toussaint, c’est l’occasion de voyager en Asie du Sud Est …en prenant le train enfin si la grève est terminée.

Le programme détaillé sur le site dédié au programme Bienvenue chez les Peranakan.

L’association Penang Heritage Trust, pour la promotion et la préservation du patrimoine de Penang organise une conférence le 3 avril à Georgetown. Cette conférence présentée en anglais par Dr. John R Robertson, retracera la disparition du torpilleur français le Mousquet pendant la bataille de Penang en octobre 1914.
RDV à l’hotel E&O à 16h    prix d’entrée 100RM

Merci au Centre Pompidou de contribuer à la promotion de la Malaisie par sa programmation cinématographique. Pour une fois que l’on parle de la Malaisie – et dans Le Monde – pour autre chose que la Formule 1 ou les scandales sodomo-politico-economiques.

« Hang Jebat », épopée médiévale – Le Monde.fr.
si l’article est en accès limité vous pouvez le telecharger ici : Le Monde.fr hang Jebat :
Liens vers la programation du Centre Pompidou jusqu’au 31 Mars 2010
Trois mois de Ciné malaisien et singapourien à Beaubourg 

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